Transparence totale : voici toutes les formules mathématiques utilisées par le simulateur pour projeter la croissance de ton portefeuille ETF — des intérêts composés à la fiscalité de chaque pays.
Le cœur du simulateur. On n'applique pas le rendement une fois par an, mais chaque mois, pour coller à un investissement régulier (DCA). On convertit d'abord le taux annuel en taux mensuel équivalent :
Puis, chaque mois, le capital croît et on ajoute le versement :
Le TER (Total Expense Ratio) est le frais annuel prélevé par l'ETF (typiquement 0,12–0,20%/an pour un MSCI World). Plutôt que de le retrancher brutalement une fois par an, on l'intègre directement dans le taux net, ce qui est plus précis :
Sur 30 ans, un TER de 0,20% au lieu de 0,60% peut représenter des dizaines de milliers d'euros d'écart — d'où l'importance de choisir des ETF à faibles frais.
Certaines banques classiques prélèvent des frais de garde annuels (0,15–0,30%/an), là où les néo-courtiers (Trade Republic, DEGIRO…) sont souvent à 0%. Ils sont traités comme le TER, en réduction du taux net :
Gagner 7% quand l'inflation est à 2%, ce n'est pas gagner 7% de pouvoir d'achat. Le simulateur affiche donc aussi la valeur réelle de ton capital, corrigée de l'inflation :
Le « rendement réel net estimé » affiché en haut du simulateur combine tout :
C'est ce qui distingue ce simulateur d'un calculateur basique. Chaque pays a ses règles.
TOB (taxe sur les opérations de bourse) prélevée à chaque achat et vente, dont le taux dépend du type d'ETF :
| Type d'ETF | Taux TOB |
|---|---|
| Capitalisant enregistré en Belgique | 1,32% |
| Capitalisant non enregistré | 0,12% |
| Distribuant | 0,12% |
| ETC (matières premières) | 0,35% |
Depuis 2026, une taxe de 10% s'applique sur les plus-values nettes > 10 000 €/an (franchise annuelle). En dessous, les gains sont exonérés. Point clé : un ETF distribuant verse des dividendes soumis au précompte mobilier de 30%, alors qu'un ETF capitalisant les réinvestit automatiquement et échappe à ce précompte — c'est pourquoi le capitalisant est souvent préféré en Belgique.
L'un des régimes les plus favorables : les plus-values sur la fortune privée sont exonérées (0%). Seul un droit de timbre fédéral de 0,15% s'applique à l'achat d'ETF étrangers (0,075% pour les suisses). Les dividendes restent imposés comme revenu.
Les plus-values sont imposées sur un taux d'inclusion de 50% : seule la moitié du gain est ajoutée au revenu imposable (≈ 27% effectif en Ontario, tranches élevées). Les comptes CELI (exonéré, plafond ~7 000 $/an) et REER (report d'impôt) changent la donne.
Le simulateur gère une phase de retraits (rente, retraite, FIRE). La fameuse règle des 4% (étude Trinity, 1998) estime qu'on peut retirer 4% de son capital la première année, ajusté ensuite de l'inflation, sans épuiser son portefeuille sur 30 ans :
Chaque retrait déclenche le calcul fiscal correspondant (plus-value réalisée), selon le pays.
Non. C'est une moyenne historique linéaire (MSCI World ~10%/an sur 30 ans). En réalité, la volatilité et l'ordre des krachs (risque de séquence) font varier le résultat, surtout en phase de retrait.
En phase d'accumulation, le capitalisant est souvent plus efficace fiscalement (pas de précompte sur dividendes, réinvestissement automatique). Le distribuant peut convenir en phase de rente. Le simulateur applique la bonne fiscalité selon ton choix.
Non. Tous les calculs se font localement dans ton navigateur. Rien n'est envoyé à un serveur.